Voici une opinion ancienne (2011) mais intéressante sur la loi de pénalisation des clients (texte complet à l'adresse

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2011/04/14/prostitution-la-chasse-a-l-homme-lva-commencer.htm). L’intérêt de cet article, c’est qu’il vient de Suisse et que, par conséquent, il est moins complaisant que tout ce que nous avons pu lire dans la presse française. L’auteur note en particulier que les rapports parlementaires sont mensongers (« ce rapport contient des mensonges et exagérations »), ce qui n’a jamais été dit par la presse française, qui a toujours fait semblant de croire que les arguments prohibitionnistes étaient peut-être discutables, mais de bonne foi.

 Il souligne aussi le mépris des parlementaires envers les hommes (je veux dire envers les hommes ordinaires, pas eux, bien sûr. Eux, ils sont au-dessus de la mêlée). Ce mépris n’a jamais été mentionné non plus par la presse française, toujours complaisante. Elle n’y a vu qu’un souci de la dignité des femmes et d’égalité entre les sexes.

 Ce qui frappe dans la loi, c’est la discrimination, le traitement discriminatoire des clients et des prostituées. Cette aberration juridique a été dénoncée de nombreuses fois. Pour l’expliquer, les prohibitionnistes déclaraient : s’il n’y avait pas de client, il n’y aurait pas de prostituées. Cela paraissait simple, logique, imparable. Mais voilà, ce n’était ni si simple ni si logique que cela le paraissait. Cet article a le mérite de poser une excellente question que j’ai posée à de multiple reprise : pourquoi ne considérer qu’une possibilité et une seule, alors que d’autres possibilités existent ? « L’idée du projet de loi est: pas de client pas de prostituée. Mais l’inverse est également valable: pas de prostituée pas de client. » Non seulement, la formule « pas de prostituée, pas de clients » est aussi valable, mais la formule « pas de prostituées, pas de prostituées » est aussi logique. La presse française n’a jamais posé qu’une question et une seule : faut-il pénaliser les clients ? Les uns répondaient oui, les autres non, mais personne n’a jamais considéré que la loi pouvait aussi pénaliser les prostituées. Si pas un seul journaliste français n’a posé la question, c’est parce que les journalistes sont des serviteurs dociles et obéissants. Ils ne posent pas de questions qui fâchent. Ils sont des toutous qui obéissent docilement à leurs maîtres. Dire que ces gens-là se prétendent « un contre-pouvoir ». Ils devraient rougir de honte.

Enfin, l'article suisse relie la loi sur la pénalisation des clients au but général du féminisme : opprimer, humilier et abaisser les hommes. 

Bienvenue dans l’enfer féministe !

 

 

Prostitution: la chasse à l’homme va commencer

 

Après la ministre Roselyne Bachelot, ce sont des députés français qui emboîtent le pas. En l’occurrence ceux de la mission d’information parlementaire sur la prostitution et leurs rapporteurs: Danièle Bousquet et Guy Geoffroy. La proposition est de punir les clients des prostituées par des sanctions pouvant aller jusqu’à 6 mois de prison et 3‘000 euros d’amende. Mais ce rapport contient des mensonges et exagérations, et propose une conception incohérente du droit. Explications.

 

Le premier constat est la virulence, voire l’agressivité et le mépris de la mission parlementaire envers les hommes. L’outrance du langage surprend. Une petite phrase relayée par la presse est explicite: «Ce pauvre homme dont le seul petit plaisir est d'aller aux putes. Ce serait presque lui que l'on considérerait comme une victime, de sa solitude.»

 

Ce propos ouvertement misandre et dénigrant est difficilement acceptable dans la bouche de députés. C’est une attaque en règle contre les hommes. D’ailleurs les phrases du rapport destinées à la presse ne parlent que des prostituées femmes: «Danièle Bousquet et Guy Geoffroy ne ménagent pas leurs mots à propos de «ces hommes», dont ils dénoncent la «complaisance», face à ces femmes «stigmatisées, dénigrées et quotidiennement injuriées». L’attaque contre les hommes est confirmée, qui sont une nouvelle fois désignés comme des prédateurs.

 

 Haro sur le client

 

On veut faire du client un complice objectif des réseaux mafieux. Mais la criminalisation du client est un non-sens. Comme je l’écrivais il y a des prostituées indépendantes qui exercent librement et volontairement. S’il n’y a pas de contrainte il n’y a pas à avoir de répression. Cette loi serait de plus quasiment impossible à appliquer et donc ne servirait à rien: le client devra être pris en flagrant délit. Or le seul flagrant délit valable c’est l’acte sexuel. A moins de voir la police faire des descentes dans les hôtels de passe, je ne vois pas comment tomber sur un flag.

 

 Allons plus loin. L’idée du projet de loi est: pas de client pas de prostituée. Mais l’inverse est également valable: pas de prostituée pas de client.

 

 D’autre part est-il cohérent de criminaliser le client d’une activité qui elle n’est pas illégale? Si le client commet un crime c’est bien parce qu’il y a une offre et une incitation. Si donc le client est criminalisé, la prostituée volontaire doit l’être également: prison et amende pour elle, faute de quoi on est dans la discrimination. Elle devra même être davantage pénalisée pour incitation au crime. La prostituée contrainte sera protégée et la volontaire ira en prison. Or le Nid, mouvement d’inspiration religieuse, soutient le projet de loi et affirme: « Nous prônons une éducation à la sexualité et une évolution de la loi vers une responsabilité pénale du client avec comme support l'interdiction d'achat de l'acte sexuel et une dépénalisation totale pour les prostituées ». On va bien vers la discrimination à l’encontre des hommes.

 

En clair: soit la prostitution devient illégale et à ce moment le client est dans l’illégalité. Soit elle n’est pas illégale et juridiquement le client ne peut être considéré comme commettant un délit. Le projet des députés est donc un non-sens juridique et intellectuel.

 

Le modèle suédois

 

Ce modèle suédois est celui où rabaisser l’homme est la norme, comme quand on oblige dans certaines écoles les petits garçons à faire pipi assis pour qu’ils ne soient pas en position dominante! Le modèle suédois sera un jour l’enfer des hommes.

 

 Au nom de la liberté de l’individu, et de celles qui choisissent de pratiquer volontairement la prostitution, ce projet de loi est une erreur. Il est inique et discriminant à l’encontre des hommes. Le client n’est pas le criminel. Le criminel est le proxénète ou le réseau mafieux. C’est cela qu’il faut combattre. Dans ce sens j’admets que certains montrent un réel souci de la santé et de l’intégrité des prostitué-e-s. Mais il ne faut pas se tromper de cible.

 

 La présidente de la mission parlementaire a indiqué que son parti, le Parti socialiste français, a mis ce projet de loi dans son programme politique pour 2012. Ce parti reste sous l’influence très forte du féminisme anti-homme qui inspire ce genre de projet abolitionniste, comme en Suède.