Le parti de gauche, par la voix de sa commission féministe, affirme : « La France considère la prostitution pour ce qu’elle est, une violence.».

C’est un fait, l’idée que la prostitution est une violence masculine faite aux femmes, conséquence de la domination masculine et du patriarcat a été répétée d’innombrables fois, jusqu’à la nausée. C’est cette affirmation qui a servi de justification à la pénalisation discriminatoire des clients en suède, et c’est elle également qui a servi à la même fin en France. Cependant, affirmer que la prostitution est une violence masculine faite aux femmes est une chose, affirmer qu’il s’agit là de la position officielle de la France en est une autre.

Pour commencer, le parti de gauche ne fournit aucune explication, aucune justification de son affirmation. D’où tire-t-il que « la France considère la prostitution comme une violence » ? Nous l’ignorerons sans doute à jamais. Ensuite, la cour de cassation, qui est la plus haute autorité du pays en matière de droit, ne dit pas cela. Elle dit qu’elle est une relation sexuelle rémunérée qui consiste à rendre des services sexuels contre rémunération.

Selon le décret du 5 novembre 1947, la prostitution est «l'activité d'une personne qui consent habituellement à des rapports sexuels avec un nombre indéterminé d'individus moyennant rémunération. » Il ressort clairement de cette définition que la prostitution est un rapport consenti et que le consentement à ce rapport est la contrepartie d’une rémunération. Il est donc de toute évidence faux de soutenir que l’argent constitué une violence car, s’il y a consentement, il n’y a pas violence.

De la sorte, l’affirmation du parti de gauche non seulement ne repose sur rien, mais elle est démentie par les textes officiels.  Ainsi, le parti de gauche ment, et c’est bien normal,  il fait le job. Mentir, tromper, c’est son boulot.

Les rapports parlementaires, les débats qui ont permis de faire passer en force la pénalisation des clients ont été d’une rare malhonnêteté. Cette loi est construite sur un formidable édifice de mensonge. Mais cet édifice, comme Rome, ne s’est pas fait en un jour. Il a fallu le construire patiemment, jour après jour, mensonge par mensonge. Et le parti de gauche a tenu à apporter sa petite pierre à l’édifice. Sans doute, ce n’est qu’un petit mensonge par rapport à d’autres mais, comme on dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Bien joué les gars !